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  Prix Goncourt des Lycéens 1992


L’île du lézard vert

L’île du lézard vert, c’est Cuba à la fin des années quarante. Un Cuba qui ne correspond pas à l’image qu’en donnèrent les pro-castristes (« bordel d’Amérique ») ni au tableau idyllique qu’en font les exilés nostalgiques.

Le héros du roman est un jeune étudiant qui, au cours de trois étés (48,49 et 50) perd successivement plusieurs pucelages. Il devient l’amant d’une femme plus âgées que lui, Gipsie. Par l’intermédiaire de son meilleur ami, Lohengrin, d’origine juive, il se mêle de politique et se rapproche du Parti communiste. Il est finalement dégrisé et comprend, dans sa douleur, qu’il a été abusé.

Ce qui fait le charme de ce livre, c’est sa truculence et son poids d’images forte, déconcertantes. Le Cuba d’alors est incroyable melting-pot, un pays fou où se rencontrent des éléments venus d’Europe, d’Afrique et des Etats-Unis. Les personnages sont attachants et excessifs : la mère du héros, jalouse et ardente, son père, un grand journaliste et un séducteur, la snob excentrique, tous font penser à la tradition du roman picaresque espagnol.
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